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June, 2008 La perte de mon père...Mon père nous a quittés le 3 juin dernier. Il avait amorcé son été de pêche à St-Zénon, lorsqu'un accident de VTT y a brusquement mit fin. Ce que son départ a changé pour moi, c'est que la vie n'a plus du tout la même couleur. C'est comme si tout étaient plus fade maintenant. L'été tant attendu commence, mais ça ne signifie pas grand chose cette année. Les projets de vacances que nous avions, ne m'emballent plus autant. Je ressens une immense sensation de vide, un peu d'angoisse aussi et un grand vertige à l'idée qu'il faut plonger et accepter son départ. Le quotidien est plus difficile. Par moments, je n'y pense pas et la vie suit son cours. À d'autres moments par contre, des images de lui me reviennent. Je bascule alors dans le vide et je pleure son absence. J'ai besoin à ce moment là, de me retrouver toute seule. Je lui parle, je lui demande de m'aider, je lui dis que je l'aime, j'embrasse sa photo et aussi, le chapelet qu'il gardait son son oreiller et qui est sous le mien maintenant.
Je vis le deuil de la perte de mon père, avec tout ce que cela implique. Je ne savais pas que ça ferait aussi mal... J'aurais poutant dû m'en douter un peu, moi qui ai pleuré Vitamine pendant plus d'un an. Vitamine, c'était mon chat. Là, c'est différent, c'est de mon père qu'il s'agit. Celui qui m'a vue naître et grandir. Celui qui avec ma mère, a fait de son mieux pour nous éduquer. Bien sûr qu'il y avait des lacunes dans sa façon de faire car comme nous tous, il n'était pas parfait. Mais au fil des ans, je lui ai pardonné, car en tant que parent, j'ai compris qu'on donne avec ce que l'on a reçu, et qu'on essai par dessus tout, de faire mieux. C'est exactement ce qu'a fait mon père. À l'instar de ses faiblesses, Papa avait de grandes qualités et aussi, de très belles valeurs. Il était intègre et juste et il avait le cœur grand comme ça... Si son départ nous fait si mal à nous ses enfants, qu'est ce que cela doit être pour Maman avec qui il partagé les 50 dernières années? Papa aimait tellement la vie. Il aimait rire, boire du bon vin et faire la fête entouré de ses proches. Ce que nous nous devons de faire maintenant en sa mémoire, et cela, même si ça nous semble impossible pour le moment, c'est de continuer sans lui et vivre pleinement nos vies...C'est ce qu'il aurait souhaité par dessus tout, que nous fassions j'en suis certaine.
Le temps est notre meilleur allié désormais. Comme je voudrais avoir la capacité de me projeter plus tard dans l'avenir, afin que la douleur s'estompe un peu... Tu me manques tellement Papa!
À tout ceux qui me lisent présentement, je vous dis ceci: '' Profitez de la présence de vos parents si vous les avez encore. Passez du temps avec eux et surtout, dites-leur que vous les aimez. Profitez aussi de tout les moments passés avec vos proches, car on ne sait pas quand ILS, quand NOUS partiront.'' Le deuil. Pour mieux comprendre.L'épreuve Le deuil, à la suite de la mort d'une personne aimée ou d'une séparation, est une des plus grandes épreuves de la vie qui, un jour ou l'autre, atteint chacun de nous. Qu'est-ce que le deuil ? Le deuil est l'ensemble des réactions physiques, psychologiques, affectives et comportementales à la perte d'une personne aimée, mais aussi d'un animal, d'un objet, d’un emploi, ou de toutes autres valeurs auxquelles on est fortement attaché. Il est justement déterminé par la nécessité de modifier cet attachement du fait de la disparition. Comment se déroule le deuil ? Chaque deuil est différent en raison de la relation unique qui unissait l'endeuillé à la personne disparue, mais tous les deuils suivent le même cours au travers de trois étapes : Quelle est la signification psychologique du deuil ? Le processus du deuil est l'expression manifeste des effets du travail psychologique inconscient qui s'effectue (travail du deuil) au travers de la souffrance et d'un mouvement de régression psychique. Il se fait essentiellement dans trois dimensions : Le deuil peut-il s'aggraver ? Le deuil peut se compliquer sur le plan physique, psychologique et comportemental. A - Sur le plan physique : des complications peuvent survenir assez rapidement, en particulier dans le domaine cardio-vasculaire, mais elles sont souvent différées au cours de la première année du deuil et parfois bien au-delà. B - Sur le plan de la santé mentale : des manifestations bruyantes et désordonnées durant les premiers temps du deuil n'engendrent pas nécessairement de complications.
C - Sur le plan du comportement, le deuil se complique essentiellement par la prise de risques pouvant conduire au suicide, à la mort par accident et par des ennuis d'importance variable. Y a-t-il des personnes plus exposées aux complications d'un deuil ? Toutes les personnes fragiles de manière habituelle ou fragilisées temporairement par des circonstances particulières, que ce soit sur le plan de la santé physique, de l'équilibre mental ou de l'insertion sociale sont sujettes à ressentir plus durement les effets traumatisants du deuil.
Les difficultés proviennent ainsi :
Les personnes âgées constituent une autre population à risque. Qu'en est-il des plus jeunes ? Les enfants et les adolescents sont, en matière de deuil, des populations à risque qui méritent une attention toute particulière. La perte d'un de ses parents par un enfant est un drame qui désorganise son monde intérieur et sa vie concrète. Son avenir dépendra de la capacité du parent survivant à faire normalement son deuil, à accompagner correctement celui de son enfant, de la possibilité pour ce dernier de pouvoir lier par la suite des relations affectives stables et harmonieuses avec un adulte qui deviendra peu à peu un parent de remplacement. Chez l'enfant, le travail de deuil est-il particulier ? Le travail de deuil s'effectue par les mêmes processus de reconnaissance de la réalité, d'intériorisation avec identification et d'élaboration des sentiments inconscients de culpabilité. Mais le monde psychique en pleine évolution de l'enfance est bien particulier. Il est encore dominé par la toute-puissance, une très grande ambivalence dans ses attachements, la pensée magique qui fait fi des principes logiques et une connaissance encore insuffisante de la mort : ce n'est que plus tard qu'il en intégrera le caractère universel et nécessaire à la vie. Comment apporter une aide aux endeuillés ? 1 - Aider les personnes en deuil, c'est en premier lieu être avec elles. Ce qui est quasiment instinctif dans les premiers moments du deuil des personnes que nous aimons, devient beaucoup moins évident et moins facile au bout de quelques semaines ou quelques mois. C'est justement entre le deuxième et le sixième mois que l'endeuillé se sent le plus isolé ; il n'a pas envie de prendre l'initiative de contacts et attend qu'on vienne à lui. 2 - Pour favoriser de plus le bon déroulement du deuil, il faut pouvoir exprimer son chagrin et toutes ses émotions douloureuses. L'endeuillé a besoin de pleurer la personne aimée aussi longtemps et aussi intensément qu'il le faut sans recevoir d'autres consolations qu'un contact physique, des bras, une épaule et un regard compatissant qui ne se détourne pas. Les paroles de consolation sont inutiles, voire déplacées. L'endeuillé ne veut pas être consolé ; il se vit inconsolable. Une partie de lui s'en va avec son amour et son chagrin en fait partie. N'essayons pas maladroitement de l'atténuer en l'assurant qu'il diminuera avec le temps. Le temps, il est vrai, est le seul vrai consolateur du deuil mais l'endeuillé récent ne veut pas encore l'entendre. 3 - Le manque actuel de familiarité avec la mort, souvent la difficulté à surmonter les épreuves donnent le sentiment à l'endeuillé d'être entré dans un état anormal. Il est vrai que si le deuil normal n'est pas une maladie, il réalise cependant une sérieuse perturbation de l'équilibre habituel. 4 - Au niveau des enfants, il est essentiel de bien les garder au sein de la vie de la famille au cours de la maladie, des derniers moments, de la mort, des funérailles, de l'enterrement et du deuil. On ne va pas les en écarter comme on a encore trop souvent tendance à le faire sous des prétextes fallacieux et erronés. Mais cela signifie qu'ils vont faire l'objet d'une attention constante. On doit toujours leur parler, toujours s'efforcer de répondre à leurs questions. Et c'est tout naturellement qu'ils viendront, accompagnés, dire adieu au défunt, pour se construire des souvenirs de la personne disparue, Il est nécessaire de dire à l'enfant :
Il est bien rare que le parent restant, déjà si bouleversé par son propre deuil, soit en état de parler ainsi à son enfant. C'est alors le rôle de la famille, des grands-parents, des oncles et tantes... Mais à défaut, c'est le médecin de famille qui parlera à l'enfant endeuillé et qui encouragera tous les proches à continuer de parler de la personne décédée et à exprimer ensemble leur chagrin, faute de quoi l'enfant ne saurait le faire seul. Et lorsque le deuil est plus difficile ? Il est facile de prévoir qu'un deuil sera plus difficile en raison de facteurs de risque, qu'ils viennent de la personne en deuil ou des circonstances de la mort, en particulier, le suicide. Ailleurs, c'est après quelques semaines, quelques mois d'évolution que l'entourage se rend compte que les choses n'évoluent pas, que l'endeuillé est encore très abattu, en pleine souffrance, qu'il a beaucoup de mal à vivre, à faire face.
En aidant les gens à regarder la mort comme une éventualité naturelle de la vie, le deuil comme une épreuve nécessaire et non comme une maladie dont il faudrait se cacher, en les encourageant à partager ouvertement leurs chagrins et leurs peines et à parler ensemble de leurs disparus, en accompagnant les endeuillés en difficulté et en les orientant vers des associations qui peuvent les prendre en charge et les sortir de leur isolement, en prenant un soin particulier des enfants au niveau de leur évolution et des vieillards au niveau de leur santé, nous avons un grand rôle à jouer pour soulager les souffrances de nos contemporains et éviter qu'elles ne donnent lieu, par la suite, à des complications touchant la santé des populations et la cohésion sociale. Document réalisé par l'ADOSEN avec le concours du Docteur Michel HANUS, Psychiatre-Psychanalyste, January, 2008 LE REX DEVONLe chat Rex Devon est originaire de Grande-Bretagne, où il est appelé là-bas « Poodle Cats ». C'est dans le Devonshire, site fantastique et riche en histoire, plein de mythes et de légendes, qu'est apparu un premier chat male avec un pelage tout frisé.
Caractéristiques Cette nouvelle race aux poils frisés arbore aujourd’hui toute la gamme des couleurs connues chez les chats à poils courts, même si la variété à fourrure blanche et aux yeux dorés est la plus populaire. Le Rex Devon a de grands yeux ovales et bien écartés, qui brillent d’un éclat pur et clair. Ses pattes longues et minces donnent l’impression d’être arquées car elles s’incurvent légèrement près du corps. Toutes les couleurs et tous les dessins de robe existent chez le Rex Devon. Le Rex devon a un énorme besoin de chaleur et d’affection. À la naissance, le pelage du chaton est pourvue de poils moyens qui n'est en réalité qu'un sous-poils (sous-manteau). Cette fourrure est égèrement frisée ou encore, assez courte et douce comme du velours. Ses oreilles sont démesurées et presques nues, ce qui lui donne l'allure d'un lutin. Passé les premières semaines, il perd ses poils de bébé et peut se retrouver quasiment nu. Sa fourrure repoussera, légèrement frisée, très douce, et un peu plus courte. Ce sera sa seule mue. Le Rex devon ne perd donc pas de poils. Origine Caractère et comportement Particularités December, 2007 Ils sont arrivés!!!Notre éleveur a dit oui une semaine avant la date, parce que nous sommes des gens calmes, que nous ne faisons pas de party chez-nous dans le temps des fêtes, et qu'ils partaient tout les deux ensemble... Quel beau cadeau de Noël!!! Ils sont tout petits, drôles, colleux à souhait et si gentils... Ils ne nous réveillent même pas la nuit et attendent qu'on soient debout pour sortir de leur petit lit. Je les aime déjà tellement! Ils ont fait craquer mon chum également qui s'inquiète au moindre éternuement et qui ramasse la moindre poussière par terre de peur qu'un des deux ne l'avale. December, 2007 Kali > > ^..^ < <Ce soir, j'ai eu un appel de notre éleveur. Elle nous laisse la petite chatte qu'elle s'était réservée dans la portée. Yoda vivra donc avec sa petite soeur naturelle. C'est génial!!! C'est une petite écaille de tortue assez foncée. Elle va s'appeler Kali à cause de son visage sombre et de sa tache sur le front. Dans la divinité hindoue, Kali la noire représente la puissance et la destruction. Espérons que notre Kali à nous, ne cassera pas tout chez-nous
November, 2007 Yoda > > ^..^ < <Un an et demi après le déçès de mon beau Vitamine, je vais bientôt avoir un autre ti-gars dans ma vie, Yoda. Vitamine bien sur, j'y pense encore... Certaines images, les dernières, les plus fortes resteront à jamais gravées dans ma mémoire. Ses calins, ses papattes autour de mon cou et les ronrons du matin au creux de mon oreille, me manquent cruellement.
Yoda, vais-je l'aimer autant? Je n'en sais rien, mais quand je l'ai tenu si petit dans mes mains, mon coeur s'est tout de suite remplie de tendresse pour lui. Je suis vraiment impatiente qu'il vienne habiter avec nous, encore 1 mois à attendre... Dimanche dernier, mon chum a craqué quand il a vu ses dernières photos envoyées par Line notre éleveur et il veut maintenant adopter une petite soeur aux oreilles de lutin comme lui. Elle lui tiendra compagnie quand on sera absents. Quel bonheur! Ça va bientôt être plein de vie chez-nous, avec leurs jeux et leurs pitreries et on aura deux petits pots de colle pour veiller avec nous le soir. J'ai vraiment hâte!!! August, 2007 Vacances d'été 2007 dans les MaritimesVoici le résumé de mes vacances d’été 2007 dans les maritimes. Ce voyage devait durer trois semaines, mais il fut écourté pour des raisons que vous comprendrez en lisant mon récit. Pour mettre des images sur mes mots, je vous invite à regardé mon album photos « Vacances dans les Maritimes été 2007 »
13 juillet : Départ à neuf heures le matin de Montréal, direction, Nouveau-Brunswick. Il fait beau et le trajet est agréable, particulièrement quand nous longeons le fleuve dans la région du bas St-Laurent et ensuite la vallée du Témiscouata. On roule entre 5 heures et demie, 6 heures avant d’atteindre le N-B. Ça roule assez bien là-bas, car il n’y a pas beaucoup de monde sur la route et la vitesse permise est de 110 km/heure.
Nous arrivons à Moncton à 22 heures (heure des maritimes). Là-dessus, on s’est arrêté pour diner, on a été stoppé environ 20 minutes par des travaux routiers et on a perdu environ une demi-heure pour être entré par erreur dans la ville de Fredericton quand on a voulu faire le plein d’essence.
À notre arrivée à Moncton, on cherche un endroit pour dormir, mais tout est complet partout, car un événement monstre se déroule là-bas. C’est une exposition ou une foire pour les amateurs de voitures anciennes. Les stationnements et les rues en sont pleins, on se croirait dans le film « American Graffiti ». On finit par trouver quelque chose de pas très chic et de très cher, 100$ pour une nuit et même pas de petit déjeuner inclus. Mais comme on est fatigué tous les deux, on prend la chambre quand même.
14 juillet : Tôt le matin, on prend la route en direction de la Nouvelle-Écosse. On met environ une demi-heure pour traversé la frontière des deux provinces. On arrête dans un petit coin perdu en région rurale près d’Amherst pour déjeuner et là je me retrouve plongé directement dans les années 70’. Le décor est « kitch » à souhait avec de la tapisserie à motifs vert olive sur les murs et des fleurs de plastique partout. On décide de prendre le spécial « super C » destiné aux camionneurs, parce qu’on a faim et qu’on a encore pas mal de route à faire pour atteindre les hautes terres du Cap Breton. Quand les assiettes arrivent, j’en reviens tout simplement pas. Deux rôties avec des œufs, du bacon, 2 saucisses et une grosse tranche de baloney rôtie. Je n’avais pas mangé ça depuis mon enfance. Chez nous, ma mère appelait ça « du steak de cowboy ». Après le déjeuné, on reprend aussitôt la route. Comme pour nous souhaiter la bienvenue en Nouvelle-Écosse un aigle à tête blanche traverse le ciel juste devant nous. On reste sans voix... On arrive dans les Highlands vers 14h30. On s’installe pour camper 4 jours dans le Parc National des Hautes Terres du Cap Breton à Chéticamp. Le terrain est parfait, c’est boisé, c’est calme et l’odeur de la forêt est incroyable. Quand au village de Chéticamp, c’est vraiment très beau. C’est un petit village acadien situé dans les montagnes au bord de la mer. On y parle français et les gens sont vraiment chaleureux. Vers 18 heures, on quitte le camping pour aller mangé au resto, car notre déjeuner de bucheron est rendu pas mal loin. Notre choix s’arrête sur « Le Gabriel » et j’y mange la meilleure chaudrée de fruits de mer de ma vie ainsi qu’un excellent poisson. Robert commande l’assiette du pêcheur et n’est pas en reste non plus.
15 juillet : Visite de la fameuse Cabot Trail. Ce parcours est nommé ainsi en l’honneur de John Cabot second explorateur à avoir foulé le sol de l’Amérique du nord après Christophe Colomb. Selon ce que j’ai lu cependant, ce serait peut-être du côté de Terre-Neuve qu’il aurait posé le pied. Si je n’avais qu’un mot pour décrire ce que j’ai vu le long de ce parcours, ce serait WOW!!! Nous avons commencé par descendre voir la mer à « La Bloque » qui est la ruine d’un ancien port de pêcheurs acadiens. Il y a des rochers partout, c’est très beau et la sirène en moi ne peut s’empêcher de tremper ses pieds dans l’océan. Brrr…Plutôt frisquet l’eau par ici. Après quelques arrêts à différents points d’observation, on décide de parcourir « La Skykine ». Deus heures de marche aller retour, dans un très beau sentier aménagé qui débouche sur un panorama à couper le souffle. Ceux qui ont peur des hauteurs, s’abstenir. Avec des jumelles, on peut voir des baleines tout en bas et la vue de la route que nous avions empruntée auparavant, est tout simplement incroyable. Nous n’avons pas rencontré d’orignal sur la piste seulement des crottes et de nombreuses pistes à coté du sentier qui semblaient assez fraiches. Selon le gardien du camping, nombreux sont ceux qui en ont vu ces jours-ci. Les montagnes sont vraiment sauvages et il y a plusieurs lacs à proximité, l’environnement idéal pour les orignaux. On reprend la route et on continue notre périple. Un arrêt s’impose à Pleasant Bay où on y mange un délicieux wrap au homard accompagné d’une Alexander Keith bien fraiche. On sort un peu de la Cabot trail et on bifurque vers Meat Cove, car je veux absolument aller jusqu’au bout du Cap Breton. Nous ne sommes pas déçus. Encore là, des panoramas à couper le souffle et de magnifiques plages. On jase un peu avec un monsieur qui nous a permis d’aller sur son terrain prendre des photos de la mer. On reprend ensuite la trail. On arrête à plusieurs endroits, dont Neils Harbour, Ingonish, Cape Smokey National Park où la plage est vraiment très belle. Sur le chemin du retour, on stoppe le véhicule sur la route, car il y a un ours noir en bordure de la route. Il n’est pas bien gros et il mange paisiblement comme si nous n’étions pas là. Un autre véhicule s’arrête de l’autre côté de la chaussée. Je sors par le toit ouvrant et prend plusieurs photos. Il continue à fouillé dans l’herbe et avance jusqu’à venir sentir les pneus de la voiture. Il y a d’autres véhicules arrêtés derrière nous, alors on avance tout doucement, pour ne pas l’effrayer et donner ainsi la chance aux autres d’observer l’animal. Comme on gagne une heure supplémentaire de clarté dans les maritimes, on rentre tard au camping et on se couche très fatigués.
16 juillet : Aujourd’hui, on décide de visiter la forteresse de Louisbourg. Elle est située à deux heures et demie de route de Chéticamp. Cette forteresse est la plus grande reconstruction d’une ville fortifiée française du XVIIIe siècle en Amérique du Nord. 25% seulement de la ville a été reconstruit sur les véritables ruines et les objets ou artéfacts qu’on y retrouve sont authentiques. C'est une véritable visite dans le temps et je dirais également que c’est aussi un micro climat. Nous sommes partis de Chéticamp au beau soleil et nous sommes entrés à Louisbourg avec une brume à couper au couteau. L’humidité ici nous traverse et heureusement qu’on vend des chandails à la boutique du parc, car nous ne sommes pas du tout vêtus pour l’occasion. Ce que mon chum a oublié de me dire avant notre départ ce matin, c’est que la visite de Louisbourg est en bonne partie à l’extérieur. Moi, je croyais que j’allais visiter un musée… Alors je patauge dans la boue en gougounes, car il n’y avait pas de trottoir au XVIIIe siècle… Même si je n’ai jamais autant frisé à cause de l’humidité (mes maudits cheveux!!!), je trouve que la brume ajoute beaucoup d’effet à notre visite. Je suis par exemple à l’intérieur de l’église et quelqu’un ouvre la porte. La brume s’y engouffre immédiatement. C’est saisissant de réalisme. Près de 90 personnes travaillent à la forteresse. Tous sont en costume d’époque et ont reçus des notions d’histoire bien précises, pour jouer les figurants et répondre à nos questions. Il y a deux restaurants sur le site. « L’Épée royale » qui est destiné à la noblesse, car on y mange avec couteau et fourchette et « L’hôtel de la marine » plus fréquenté par les gens du peuple. On choisit le second. On a droit à une cuillère en étain, reconstituée bien sûr et sans plomb et on doit la garder durant tout le repas, car on ne nous en donne pas d’autre… Je commande de la soupe au pois avec du pain, du poisson avec des légumes et c’est très bon. Le tout est accompagné d’une bière brune. Après le repas on refait le parcours du site, car Robert veut absolument acheter du pain. On finit par trouver la boulangerie et on a le choix entre trois sortes de pain. Du blanc, le pain des riches, du moitié/moitié, pain des gens du peuple qu’on a mangé au resto tout à l’heure et du 80% blé entier et 20% seigle, pain des soldats. Robert veut le pain du soldat. On dirait un boulet de canon de par sa forme et son poids. Comme on n’y goutte que le lendemain matin seulement, il s’est véritablement transformé en boulet de canon… Les oiseaux de Chéticamp on dû se casser le bec dessus.
17 juillet : On s’octroi une journée de repos, car on reprend la route demain pour le N-B. On décide de la passer à la plage, car il fait un temps superbe. On va piqueniquer sur la grève de La Bloque où une grosse roche plate nous sert de table. On y fait la lecture et je m’y baigne avec mes souliers caoutchoutés « tout terrain » pour ne pas me faire mal aux orteils. Le fond de l’eau est constitué de roches toutes rondes à cet endroit. Les vagues sont parfaites et l’eau y est très claire et plutôt froide. Mais rien ne m’arrête et je m’y baigne à deux reprises dans l’après-midi. C’est on ne peu plus vivifiant. La preuve est que ma peau est rouge quand je sors de l’eau. Je m’installe ensuite pour lire sur un rocher chauffé par le soleil. Ce rocher a la forme d’une chaise. Je préfère ce siège improvisé à ma chaise de plage, car il m’offre une vue imprenable sur le bleu de l’océan en plus de me réchauffer après la baignade.
Comme il nous reste des victuailles dans la glacière, on décide de souper ici à la fin de la journée. On s’installe avec nos chaises tout au bout de La Bloque qui est constitué d’immenses blocs de roc et qui ressemble à un long quai tout en pierre qui s’avance dans la mer. De là, on regarde le soleil se coucher devant nous. C’est magique!!!
18 juillet : On démonte la tente roulotte tôt le matin et c’est le départ pour le N-B en direction du Camping Plage du soleil levant. On devrait y demeurer jusqu’à la fin des vacances, car la maniaque de baignade en moi est en manque et de plus on veut se reposer. On arrive à Ste-Anne de Kent vers 15 heures. Le camping est très beau. C’est boisé et les 90 emplacements offrent beaucoup d’intimité. Comme les emplacements sont sans service, aucun gros motorisé ne vient s’installer ici. De plus, l’endroit est très calme, car le propriétaire filtre beaucoup les nouveaux arrivants. Il veut avant tout offrir aux gens qui campent ici, quiétude et repos dans un environnement sauvage et paisible. Il n’hésite pas pour se faire, à rembourser et à évincer les campeurs qui troublent la paix des autres. Il y a plein de camping au N-B où les gens peuvent jouer aux fers ou à la pétanque, installer leurs lumières de Noël et écouter leur musique. Tout comme les autres campeurs ici, c’est pas du tout ça qu’on recherche. On se choisit un terrain avec de gros arbres pour que je puisse y installer mon hamac. Je vais voir rapidement la plage accessible par un petit sentier à travers les marais. La plage est à deux minutes de marche du terrain. On s’installe ensuite pour se faire à souper et on se couche tôt, car on est crevé par toute la route parcourue depuis quelques jours.
19 juillet : On va faire l’épicerie tôt en avant-midi à Richibucto et on retourne au camping où je me prépare pour la plage. Grande déception pour moi La plage est belle, mais il y a plein de méduses échouées sur le sable. Comment ça se fait que je n’ai pas vu ça hier? J’avais pas mes lunettes et j’ai du penser que c’était des roches... Je trompe peut-être et comme je ne suis pas certaine que ce soit vraiment des jellyfish car ils sont de couleur pourpre, je demande à un monsieur qui fait une promenade sur la plage avec son chien. Le monsieur qui ressemble au capitaine Highliner et qui habite la région, me confirme mes pires craintes. Il me dit que les gens ici appellent ça, « soleils de mer ». Soleils de mer mon oeil!!! C’est peut-être poétique comme nom, mais je ne me baignerai pas avec ça moi. Les publicités vantant les plages sablonneuses du N-B, ne mentionnent pas ce petit détail. Le monsieur me dit que c’est surtout en juillet qu’il y en a et qu’en août, ils ont presque tous disparus. Le problème, c’est qu’en août, je ne serai plus là… Pour me consoler mon chum décide d’aller acheter du crabe à Cap Lumière. Il y a un quai de pêcheurs avec un phare là-bas et on peut acheter du crabe frais. Il est décortiqué et mis sous vide à tenez-vous bien, $12.00 la livre sans aucune perte. Il est mis sous vide en petit paquet d’une demi-livre. Il est congelé ensuite à l’azote pour être expédié aussitôt dans les grandes villes. On en a acheté deux livres frais décortiqué et bien sûr, pas encore congelé et on est repartis avec notre petit trésor pour se concocter un véritable festin. On a arrosé le tout d’un excellent vin, on a fait un beau feu et plus tard, je me suis couché en rêvant que les jellyfish allaient tous disparaître cette nuit.
20 juillet : Il pleut des cordes ce matin, la pluie a débuté vers 11 heures hier soir et n’a pas arrêter de toute la nuit. Qu’à cela ne tienne, je mets mon poncho et je prends quand même une longue marche sur la plage. À l’instar de mon rêve, les Jellyfish sont toujours présents… Sur la plage je ramasse mes premiers morceaux de verre polis par la mer. Il y en a beaucoup sur les plages de la région et de toutes les couleurs. Les marrées prennent quarante ans à polir le verre qui fût jadis, jeté à la mer. Ici, on le peint ou, on le laisse tel quel pour en faire des bijoux. Une artiste du coin qui s’appelle Audrey Hudson, en fabrique de très jolis au village de Richibucto. La pluie cesse enfin vers 22 heures. Ça fait presque 24 heures qu’il pleut, et pas rien qu’un peu… J’ai mal à la tête à force d’entendre tambouriner la pluie sur la tente-roulotte Pauvres campeurs qui sont dans des tentes… Heureusement pour eux, il y a une belle grande salle commune annexée au bâtiment où sont situées les toilettes et les douches et cette salle est très bien aménagée avec tables de pique-nique, une cafetière et un micro-ondes. Les gens y sont au sec en cas d’intempéries. Ce camping est de loin le plus beau, le plus paisible et le mieux aménagé qu’il m’est été donné de voir. Je lui décerne facilement 5*. Les douches sont spacieuses et très propres et il y en a six. Le plancher est en planches de bois espacées, un peu comme dans les saunas et l’eau s’égoutte sur un autre plancher de ciment en dessous. Les 6 lavabos avec miroirs et prises de courant sont séparés des toilettes et offrent de l’intimité, car chacun est fermé par une porte comme les douches et les toilettes. C’est le grand luxe. Je peux me sécher les cheveux après la douche. Il y a deux laveuses et deux sécheuses, deux grands lavabos doubles pour laver la vaisselle. Savon liquide, papier à main et papier hygiénique sont gracieusement fournis par M. François Migliore le proprio. Ce dernier nous fait même cadeau d’une brassée de bois pour le feu à notre arrivée.
21 juillet : Aujourd’hui, il ne fait pas très beau, ni très chaud alors on décide d’aller visiter les dunes de Bouctouche. C’est à 15 minutes à peine de notre camping. Le projet des dunes de Bouctouche a pour but de préserver et de restaurer une des grandes dunes du littoral de l'Amérique du Nord. On y a construit un long trottoir de bois qui serpente le sable de la dune et les marais. Il est interdit de marcher à l’extérieur du trottoir, sauf le long de la plage et des accès sont prévus à cette fin. À plusieurs endroits, il y a des panneaux d’interprétation qui permettent aux visiteurs de circuler et de se renseigner sur la fragilité et l'écologie de la dune. Un tout petit oiseau en voie de disparition vit ici à même le sable. Il s’agit du pluvier siffleur. J’ai appris également lors de ma visite que les méduses rencontrées ici, à l’instar de celles des mers du sud sont pratiquement inoffensives pour l’homme. Mais ça, c’est pas moi qui vais le vérifier. J’ai des réactions allergiques aux piqûres de maringouins, alors imaginez celles des méduses… On est ensuite allé voir les plages du coté de Shediac et de Cap Pelé. Le problème est le même de ce côté.
22 juillet : Magnifique journée aujourd’hui alors on va à la plage, histoire de prendre un peu de soleil. Aujourd’hui c’est décidé, je fais une femme de moi et je brave les jellyfish. Hum… Plus facile à dire qu’à faire. Je peux avancer sur une bonne distance dans la mer et j’ai de l’eau aux genoux. À cette profondeur, l’eau est chaude et il n’y en a pas beaucoup. Comme cet animal ne nous cherche pas plus que nous le cherchons, on peut les éviter facilement. Quand on avance un peu plus cependant, l’eau devient plus froide et il y en a plus. Si j’en vois 5-6 à ma droite, je marche vers la gauche, mais là j’en vois encore 5-6 devant moi. C’est pas ce que je peux appeler une baignade relaxante. Moi qui rêvais d’abandonner mon corps aux vagues et de me laisser bercer par elles... Et qu’est ce qui va se produire quand j’avancerai et que je ne pourrai voir le fond de l’eau. Non. C’est au dessus de mes forces, je sors de l’eau, car le cœur me bat trop vite. Mon chum se moque un peu et veut me prouver qu’il n’y a pas de danger, alors il entre dans l’eau à son tour et me dit de le suivre. Finalement, il en arrive au même constat que moi et ne va guère plus loin. Aussi loin que je regarde sur la plage, je vois des baigneurs, mais ils avancent prudemment et ne vont pas plus loin que nous. Alors je me contente comme eux de m’asperger d’eau avec mes mains pour me rafraichir et de m’étendre ensuite sous le parasol. C’est très frustrant. En soirée, on a un petit spectacle dans la salle communautaire du camping. Une comédienne Montréalaise qui fait partie du groupe La Marie conteuse, nous récite deux contes. Par la suite, Michel Vaïs, comédien et écrivain français qui vit à Montréal nous fait une prestation. Ce sympathique monsieur vient camper ici depuis trois ans. Il nous fait quelques monologues du regretté Raymond Devos. Tout le monde est convié à la plage ensuite pour un grand feu. Quelqu’un joue de la guitare et les gens chantent. On ne se couche pas trop tard, car on a des projets pour demain.
23 juillet : Aujourd’hui la température s’annonce belle, on se lève tôt et on décide de faire une petite escapade du côté de l’Île-du-Prince-Édouard. Comme on veut visiter et voir également la plage, on décide d’y passer la nuit. S’il n’y a pas de jellyfish là-bas, c’est décidé, on déménage la tente-roulotte et on s’y installe. On met approximativement deux heures pour atteindre la région de Cavendish. C’est un rêve d’enfance pour moi que de visiter cette province qui est le pays d’Anne aux pignons verts avec ses plages de sables rouges et ses vertes collines. Je ne suis vraiment pas déçue. Comme on dispose de deux jours seulement, on concentre notre visite sur la partie centrale de l’Île, qu’on appelle le circuit touristique du héron bleu. On passe par Malpèque, très joli petit port de mer, connu pour ses célèbres huitres. On fait un arrêt pour visiter la maison de Lucy Maud Montgomery, l’auteure d'Anne aux pignons verts. On se dirige ensuite vers Cavendish, car je veux y voir la célèbre plage. Et bien, je suis déçue, car il y a tellement de monde, on y débarque des autobus bondés de touristes. Non. Ce n’est vraiment pas le genre de plage que j’affectionne. De plus, sur la grève, je peux apercevoir au loin des jellyfish échoués. Il y en a également ici, mais ça ne semble pas perturber les gens… La plus belle plage publique que j’ai vue sur cette partie de l’ile est à Stanhope. C’est plus calme, et moins achalandé. Presque toutes les plages de cette région de l’ile sont sous la juridiction de Parc Canada. Les campings du côté de la mer aussi. C’est la même chose pour Green Gables (la maison d’Anne). Les campings privés quant à eux ne disposent pas d’un accès direct à la plage. La couleur des falaises et de la terre ici est spectaculaire. Une mare de boue ressemble à une mare de crème de tomate tellement c’est rouge. Comme l’après-midi tire à sa fin, on décide de se chercher un endroit pour dormir. On déniche un tout petit motel situé dans un champ loin de la route avec vue sur la mer et il y a une piscine. Le grand luxe quoi. Après avoir mangé un délicieux Fish & chips au restaurant « Chez Yvonne » à Cavendish. Nous retournons à notre motel et décidons d’aller à la mer, car il y a un accès direct. C’est finalement la plus belle plage que j’ai vu aujourd’hui. C’est sauvage et il n’y a presque pas personne. Je patauge un peu jusqu’aux genoux, pour ne pas être dévorée toute crue par les gros méchants jellyfish. Je ramasse de jolis cailloux pour parfaire ma collection, je prends de belles photos des falaises rouges et je remonte me baigner dans la piscine une bonne demi-heure. Nous assistons ensuite assis sur notre balcon à un spectaculaire coucher de soleil.
24 juillet : Ce matin, c’est plutôt nuageux. On déjeune et on visite Green Gables pour ensuite repartir en direction du N-B. On dine à Shédiac dans un joli petit resto, dont j’ai oublié le nom, mais où les gens sont assis dans des cages à homards géantes et où les fenêtres sont des hublots. On retourne ensuite au camping. Il fait très chaud aujourd’hui, environ 30 degrés. Heureusement, on a de l’ombre sur le terrain et il y a du vent… Je vais à la plage vers la fin de la journée et je vois des jeunes qui jouent au ballon. Je leur demande s’ils se sont baignés. Ils me répondent que oui. L’un deux a pris une méduse dans sa main et il s’est fait piqué, c’était rouge à cet endroit. Bon, il a un peu couru après disent ses amis, mais moi, ça me fout encore plus la trouille.
25 juillet: Aujourd’hui il fait 30 degrés. On déjeune et on va à la plage. En plus de ne pas pouvoir se baigner, une bonne douzaine de mouches à chevreuil très agressives, nous prennent d’assaut et nous attaquent. Je ne peux même pas me réfugié dans l’eau pour leur échapper. Au bout de 20 minutes, on abandonne la lutte et on retourne à notre emplacement. Je me rafraichis du mieux que je peux, en prenant des douches froides, car je supporte difficilement la chaleur. Dire que demain, on annonce 32… Ça n’a aucun bon sens et c’est une véritable torture pour moi que de ne pas pouvoir me baigner par une chaleur pareille. Je suis découragée et je dis à mon chum que j’en ai assez d’endurer ça. Je lui dis que je donnerais n’importe quoi pour me retrouvé à l’instant même au lac Écho dans la réserve faunique Papineau-Labelle. On se regarde et on se dit alors : « Pourquoi pas!!! » On se rend sur la route pour capter une antenne cellulaire et on téléphone à la SÉPAQ à Val des Bois pour voir les disponibilités au Camping du lac Écho. C’est complet pour le reste de la semaine, mais il est possible de réserver à partir de dimanche. On réserve donc pour toute la semaine prochaine. Adieu les jellyfish!!! C’est décidé on retourne à Montréal demain matin et on se prépare à repartir pour le lac Écho. Robert va voir François le propriétaire du camping pour lui dire que nous ne resterons pas. Il nous rembourse notre semaine. Il dit comprendre. On lui dit que c’est dommage, car si ce n’avait été des méduses, cet endroit était parfait pour nous et nous y aurions aisément passé le reste de nos vacances. François nous dit que les méduses sont de plus en plus présentes depuis quelques années, car la mer ne gèle plus l’hiver. De plus, les grosses tortues qui s’en nourrissent sont en voie de disparition et se font de plus en plus rares. Il se doute bien que ça aura un gros impact sur son camping, car quand les gens, des québécois en grande majorité voient les jellyfish, ils écourtent souvent leur séjour. Comme il le dit si bien : « Vous ne venez pas ici pour des lacs et des rivières, car vous en avez en abondance au Québec. Vous venez ici pour la mer ». On a effectivement de très beaux lacs au Québec et tant qu’à voir la mer quand il fait chaud et ne pas pouvoir m’y baigné, je préfère le très beau lac Écho, ses milliers d’étoiles et le chant des huards. Cependant, je ne regrette en rien mon voyage et retournerai quand même un jour dans les Maritimes, c’est certain. Je retournerai en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard qui furent mes grands coups de cœur, car il y a pleins d’endroits que je veux visiter ou revoir là-bas. Je retournerai au N-B pour visiter la péninsule acadienne et voit la baie de Fundy. C’était prévu pour nous de le faire la semaine prochaine, mais tant pis, on se reprendra. Je pense cependant que j’y retournerai cette fois-ci au mois d’août, car l’eau est plus chaude et les jellyfish seront probablement repartis au large... June, 2007 Mes vacances au Barcelo Solymar VaradéroVoici un résumé de ma semaine de vacances au Barcelo Solymar à Varadéro du 14 au 21 avril. Si vous consultez l'album photo Varadéro avril 2007, vous pourrez mettre des images sur mes mots. J'espère que vous apprécierez votre lecture.
Nous avons pris notre envol à l’aéroport de Montréal, samedi matin le 14 avril à 6h30 le matin. Nous avons acheté nos billets chez Vacances Signature (en ligne) et voyagé avec la compagnie aérienne Skyservice à bord d’un airbus 320. Ce n’est pas très spacieux comme avion, mais j’ai pu obtenir un hublot, car nous étions les premiers à s’enregistrer à la guérite à trois heures du matin. Le voyage s’est fort bien déroulé, malgré ma peur au décollage et à l’atterrissage.
Je suis allé à Varadéro il y a dix ans, et je dois mentionner que les files d’attente cette fois-ci à l’aéroport m’ont beaucoup surprise. De longues files pour les douanes. On nous demande d’enlever nos lunettes si on en porte, et on prend une photo de nous. Une autre très longue file pour faire passer au RX nos bagages à main. Un seul guichet est en fonction et l’aéroport est bondé… Pour accélérer un peu ensuite, je fais la file seule pour faire changer nos $ Can en pesos convertibles pendant que Robert de son côté, attend pour récupérer nos valises. Je sors la première avec les bagages et je laisse mon chum faire le transfert d’argent. En passant, on en a eu plus l’avant dernière journée de notre séjour à l’hôtel, car le taux de conversion était plus bas, J’imagine que le taux de change varie en fonction de la valeur du dollar… Il fait beau et très chaud et il y a beaucoup de monde dehors. Des représentants de toutes les compagnies attendent les voyageurs pour les diriger vers leur autobus respectif. Nous devons parcourir le stationnement à la recherche de notre autobus. Encore ici, rien à voir avec mon premier séjour. Je suis étourdie par l’odeur des émanations d’essence et aussi, je dois l’avouer par l’effet Gravol (n’oubliez-pas que j’ai peur en avion!!!). La climatisation à bord de l’autobus est hautement appréciée. Un petit mot de la représentante Skyservice, cocktail de bienvenue et enfin, on part. Mon regard est attiré par le côté gauche de la route, car il y a la mer toujours aussi belle. Du côté droit, je vois des habitations très modestes et d’autres vraiment très pauvres. Je m’en vais dans un 4.5* en tout inclus et je me sens un peu coupable… Nous transportons dans nos bagages au mois dix kilos de choses à donner. Vêtements chauds, produits d’hygiène, etc. Mon chum me disait à la blague : « Cou donc, on pars-tu en mission humanitaire? ». Je tente de garder en mémoire où sont situées les maisons les plus pauvres pour pouvoir y revenir au courant de la semaine. Je reconnais tout de suite au loin, le Solymar par ses couleurs acidulées et sa végétation luxuriante, pareilles au photos de l’internet. Nous sommes les premiers à descendre, car notre hôtel est tout près de Varadéro (10 minutes à pied). Carole rencontrée sur un forum de discussion et avec qui j'ai pu jaser à l'aéroport me crie du fond de l'autobus: « Bonnes Vacances Christiane!!! » De son côté, elle va un peu plus loin sur la péninsule, au Iberostar Tainos. Ça y est, j’y suis. C’est vraiment très beau et ma culpabilité s’envole tout de suite. Après-tout, j’ai travaillé très fort pour me payer ces vacances, nous sommes fatigués tous les deux et une semaine de prise en charge complète nous sera des plus bénéfique. Nous nous dirigeons vers la réception et là, première petite déception. Il est midi et notre bungalow n’est pas encore prêt... Le check-in est pour trois heures. Qu’à cela ne tienne, on trouve vite nos maillots, on se change dans les toilettes et on laisse nos bagages à un endroit prévus à cet effet. Un conseil si vous partez dans le sud, placez vos maillots, vos crèmes solaires, sandales de plage sur le dessus dans vos bagages. On va prendre une petite bouchée au buffet de l’hôtel juste à côté de la réception et ensuite, direction LA PLAYA!!! En se rendant à la plage on passe devant notre bungalow, car je suis curieuse. Je ne suis pas déçue du tout, car nous sommes au deuxième étage. Il y a un palmier devant notre balcon et on peut voir la mer. On est à une minute de marche de la plage et à une minute de marche de l’hôtel. Le meilleur des deux mondes quoi! La plage est sublime. C’est vrai que c’est une des plus belles, voire la plus belle plage de Varadéro. La portion sable y est très large et même à cette heure tardive, on trouve une petite hutte pour se protéger du soleil et deux chaises longues. Le lendemain matin on arrive tôt à la réception pour ne pas se taper une file, car on veut réserver nos restaurants à la carte et nos excursions. Ça ouvre à 9 heures. Mon chum attend que le comptoir des excursions ouvre pendant que j’attends de mon côté pour les restos. On a bien fait car une demi-heure plus tard, c’était la longue file jusqu’à la réception, pour les restos. Je sais pas si c’est partout pareil, mais la dame qui prend nos réservation cherche des places, vérifie, n’est pas certaine… Au bout du compte, le soir venu, la moitié des places de ces restos est vacante!?! Une copine qui est allé au Playa Pesquero à Holguín m’a dit que c’était la même chose là-bas. Pour les restos j’avoue que c’est assez moyen. Et les vins quant à eux sont carrément infects. Mais, on ne va pas à Cuba pour boire du vin. La cerveza est fraiche et délicieuse et il y a ces innombrables cocktails au rhum... Pour le resto grillades et fruits de mer je voulais manger de la langouste (il parait qu'elle est vraiment bonne!!!), mais ils appellent ça lobster sur le menu. Comme nous ne le savions pas, on a commandé la brochette Solymar et c’était assez décevant. Le resto italien est très « guindé » et Robi, s’est vu refuser l’accès, car il était en bermuda. Il a dû aller enfiler un pantalon avant d’y entrer. La cuisine y est assez ordinaire. J’ai pris la lasagne et ça ressemblait plus à des cannellonis avec des gros mottons de viande dedans. Mon chum a pris les tortellinis et m’a dit que les tortellinis que l’on mange chez-nous avec des pestos du commerce étaient meilleurs... Pas de poivre noir là-bas. Encore moins de poivre en grains. Si vous ne pouvez vous passer de ce condiment et que vous partez pour Cuba, apportez des petits sachets de chez-vous dans votre sac à main. Nous avons beaucoup rit quand la serveuse est venus « balayer » avec une spatule et un petit porte poussière de métal, les miettes de pain tombées sur la nappe avant le dessert. Nos voisins de la table d’à côté nous ont regardé et on a pouffé de rire. Décidément, les serveurs sont allé à la grande école ici. Le resto créole, on n’y est même pas allé. Quelqu’un m’avait dit:" Prend pas le bœuf, il est dur". Une autre m’a dit: "Prends pas le poulet, il est coriace". Alors on s’est abstenus. J'irai quand même si j'y retourne, car le resto est près de la mer et on mange pendant que le soleil se couche sur l'océan... Le buffet de l’hôtel est excellent quant à lui et très très diversifié. On s’y arrange fort bien pour une semaine. À dire vrai, j'ai même pas pu tout essayer... Au menu, du veau, de l’agneau, du lapin, des pâtes, de la pizza, des grillades, poissons, salades et d’excellents fromages (le bleu est divin!!!) Et que dire des desserts et des crèmes glacées. Champagne, jus d’orange au petit déjeuner, ça commence bien la journée, non? ![]() J’ai remarqué par contre que ce qui doit être chaud ne l’est pas vraiment et ce qui doit être froid de l’est pas non-plus, à l’exception et c'est ça qui est important, du champagne, de la bière et de la crème glacée. Les casse-croutes sont très bons également. On y sert des repas rapides tels hamburgers, hot-dogs, sandwichs et pizzas et ce, 24 heures sur 24.
Dimanche soir nous avons eu un orage pendant le souper et il tombait des cordes. Cela a amené le passage d’un front froid. Lundi il a fait 21, mais le soleil était de la partie (au Québec, il y avait une tempête de neige!!!). Comme il y avait beaucoup de vent et des grosses vagues, cela nous a valu un drapeau rouge. Donc pas de baignade à la plage. J'ai triché et je suis allé un peu plus loins me baigner. C'était de bonnes vagues. Comme a Cape Hatteras, mais en version turquoise. Notre excursion catamaran fût annulée et reportée au lendemain. Le soir j'ai vu la lune comme je ne l'avais encore jamais vue. Un beau croissant à l'horisontal comme un sourire, avec une grosse étoile au dessus. Le lendemain matin au lever du soleil, notre palmier se faisait aller pas mal fort à mon goût, et de notre balcon, je pouvais voir les vagues aussi grosses que la veille. Je savais avant même que Robi ne revienne à la chambre que l’excursion serait à nouveau reportée. Nous l’avons remise au jeudi, car le mercredi on avait le jeep safari. On a fait un peu de plage, un peu de piscine (elle est superbe!!!) et en après-midi, on a loué un scooter. Ce n’est pas cher, 15 pesos pour 3 heures et 18 pour 4 heures. Un litre d’essence est inclus dans le coût de location. Comme il était 2 heures et qu’on devait ramener le scooter avant 5 heures, on a pris trois heures. On a roulé jusqu’à Cardenas le village natal de notre ami Raul.
Mon sac à dos et le compartiment à bagages du scooter ne pouvant en contenir plus, j’ai pu donner cette journée-là, environ la moitié de mes choses à des gens dans le besoin. Ce fût un moment très émouvant de notre voyage. Sur la route du retour, nous avons vu un vieillard qui tenait par la main deux petites filles. Il marchait au bord de la route sans soulier avec des pantalons déchirés au bas. J’ai demandé à mon copain d’arrêter, le monsieur semblait surpris. Je n’avais presque plus rien, dans mon sac. Il me restait un ziplock contenant un savon et des trucs pour les cheveux ainsi qu’un livre à colorier, mais hélas, plus de crayons. Je les ai donnés aux fillettes qui étaient tout sourire et le vieux monsieur voulait qu’on aille dans son humble maison, si on peut appeler ça une maison. J’étais très touchée et émue par son hospitalité. Le vieux monsieur ne parlait pas anglais et nous devions retourner à l’hôtel car il était près de 5 heures. Je me suis dit que l’an prochain, nous parlerions espagnol tout les deux et que nous accepterions ce genre d’invitation qui venait vraiment du cœur. J’ai donné les deux pesos convertibles qui me restaient au monsieur et nous sommes repartis pour l’hôtel. J'ai su par la suite que cela équivaut presque à un mois de salaire pour eux. J'espère qu'il a pu s'offrir une paire de chaussures...
Le lendemain ce fût l’excursion jeep safari. 73 pesos pour150 km d’aventures, de poussière, d’histoire, d’émanations d’essence et de plaisir faut bien l’avouer. Si vous n’avez pas peur de vous faire brasser « la cage » un peu, à faire au moins une fois lors d’un de vos voyages à Cuba, car ça vaut le coût. Nous étions quatre par jeep. Nous nous sommes rendu par les terres dans la province Matanzas jusqu’à la Rio Canimar, la plus grosse rivière à Cuba et aussi un très beau parc naturel. Nous avons troqué la jeep pour un speed-boat pour d’un petit tour sur la rivière. Au retour, nous nous sommes arrêtés sur un vieux rafiot accosté le temps d’une petite collation (facultative) à la langouste et d’une bonne bière fraiche au son de la musique cubaine. Nous avions trois excellents guides. Le nôtre parlait Français et s’appelait Miguel. Il avait de magnifiques yeux verts et était très gentil. On est ensuite allé à la barrière de corail pour faire de l’apnée. Et pour le diner on arrête sur une plantation de café (la seule dans cette région de Cuba), La Dionisia et on y mange. La cuisine y est toute simple, mais DÉLICIEUSE. On mange en plein air et il y a des poules qui se promènent librement entre les tables. C’est plutôt inusité. Il y a beaucoup d’animaux à cet endroit et on peu y faire du cheval ou de la vache à bosse!!! Il y a un immense baobab entouré d’un muret de pierres et aussi des ruines où des arbres on poussé à l’intérieur. C’est très beau. Miguel nous donné un petit cours d’histoire sur la plantation qui date de 1820 et sur la traite des esclaves qu'il y avait à cette époque. On se dirige ensuite vers la Cuva de Saturno. C’est une caverne naturelle avec formation de stalactites et stalagmites, SPECTACULAIRE!!! Dans ses profondeurs il y a comme une piscine naturelle d’eau douce et d’eau salée et peut s’y baigner et faire de l’apnée. L’eau est un peu plus fraiche, car il n’y a pas de soleil à l’intérieur. Robert a pris de moi une photo saisissante où on voit toute les roches au fond. C’est tellement beau! On remonte et après une bonne cerveza bien fraiche, c'est le retour vers Varadéro. On passe sur des routes en terre battue, dans des patelins extrêmement pauvres et j’ai pu y distribuer ce qu’il me restait à donner. Une très belle journée!!! Le lendemain, ce fût finalement l’excursion en catamaran. 85 pesos encore là, tout inclus. Temps magnifique au départ mais le ciel devient très sombre à la barrière de corail. Au moment de la jeter, nous perdons l’ancre et quelqu’un de l’équipage doit plonger pour la récupérer : ) L'eau est tellement claire qu'on peut voir l'ancre au fond de l'océan. Le capitaine invite ceux qui savent très bien nager seulement à aller à la mer, car il y a beaucoup de vagues. Je m’abstiens, car je me sens un peu insécure. Je peux très bien voir les poissons du bateau et ce, même s’il n’y a pas de soleil. Il y en a de toutes les couleurs et c’est comme un immense aquarium. L’an prochain, j’y plonge, c’est certain… On se dirige ensuite vers Cayo Blanco et je suis très surprise de constater que la plage a disparue et que l’eau est très haute. J’avais vu un film et de magnifiques photos, d’une amie qui avait fait la même excursion et la plage y était très blanche et le sable très fin, comme de la farine. Encore une fois, c’est dû au front froid et aux vagues. On fait avec et on va manger notre fameuse langouste. Très bonne, mais si vous payez un supplément, vous avez la queue au complet. Que voulez-vous, tout marche au supplément et au pourboire à Cuba et c’est un peu nous les touristes québécois qui avons créé cela (les européens sont moins généreux). Les cubains ont vite compris le système. Je ne peux pas les blâmer d’agir ainsi, car avec l'embargo, ils manquent de tout là-bas. Après le repas, comme le soleil cherchait à sortir un peu, je me suis baigné avant de repartir. De retour sur le catamaran, le temps soudainement redevient très beau. C'est comme ça dans le sud. Dernier arrêt au delphinarium. C’est un grand bassin en pleine mer et les dauphins y sont emprisonnés. J’étais partagée entre mon rêve de petite fille de nager avec eux et la grande peine que j’avais de les voir ainsi. Comme mon groupe se dirigeait vers un bassin en particulier. J’ai trainé un peu en arrière et j’ai pu prendre de superbes photos d’un dauphin qui était dans un autre bassin. Il cabotinait juste pour moi en émettant de petits sons. Je n’en revenais pas, j’en pleurais… Encore toute triste, je me suis dirigée vers mon groupe. Je ne savais pas si je devais aller à l’eau. Je me suis dis que si j’y allais et que j’y touchais, il ressentirait peut-être toute mon empathie à son égard. Ne dis-t-on pas que leur cerveau est très développé, peut-être autant, si non plus que le nôtre… Je l’ai fait. Je l’ai caressé à quelques reprises. Il avait des cicatrices sur son dos… Il était si doux au touché. C’était trop difficile pour moi sur le plan moral et je suis ressortie de l’eau. Quand nous sommes repassés vers l’autre bassin un groupe s’y baignait et le dauphin qui avait posé pour moi auparavant nageait sur le dos. Plusieurs mains caressaient son ventre rose et ses yeux étaient complètement fermés. Cela a duré quelques minutes. Je n’en revenais pas. Il recevait de cette manière tout l’amour que ces gens pouvaient lui donner. Que de tristesse je conserve de ses images qui resteront pour toujours gravées dans ma mémoire. Retour sur le catamaran où l’atmosphère est à la fête et où le rhum et la cerveza coulent à flot. On a hissé la grand voile et le cap est mis sur Varadéro. Malgré le temps qui a fait des caprices, une très belle journée dans l’ensemble. Je le refais l’an prochain, c’est certain! Le lendemain, fut notre dernière journée de plage. Dieu que ça passe vite une semaine. Encore des vagues, mais drapeau jaune cette fois. Je n’ai pas vraiment vu la mer telle que je l’ai connu il y a dix ans, calme dans laquelle on peu se laisser flotter à sa guise de longs moments, mais c’était quand même très beau et très agréable et il a fait soleil pratiquement toute la semaine. Une petite question en terminant, où sont passé les coquillages? Ma fille et moi en avions ramené de magnifiques il y a dix ans, et nous étions pas loin du Solymar, au Villa Cuba. J’ai pris des marches le long de la plage à Varadéro le matin et le soir, et presque plus rien… C’est comme si les touristes avait vidé cet endroit de ses joyaux. Quelqu'un m'a dit que ça dépend un peu des saisons. On en ramasse beaucoup plus à l'automne et en hiver, mais moins au printemps. J’y retourne l’an prochain c'est certain, mais pour deux semaines. Et cette fois-ci, je visite la Havane. De plus, je veux aller à la calle 62 (à dix minutes de notre hôtel..). Il y a des bands cubains qui s'y produisent en plein air le soir, et les cubains font la fête avec les touristes. En passant, le personnel de l’hôtel est vraiment gentil et le service est excellent. Les cubains sont des gens très chaleureux. Ce sont des gens pauvres, mais cultivés. L'éducation y est excellente et gratuite, tout comme les soins de santé. Le régime communiste de M. Castro a tout de même ses bon côtés. J’ai rencontré tout au long de mon voyage, des gens fort sympathiques venant d’un peu partout. Il y avait beaucoup de Canadiens, et des Français également. Il y avait quelques allemands, des russes et des britanniques, et beaucoup de nos compatriotes québécois. J’ai visité la chambre d’un couple de Québec avec vue sur la mer. Elle était au 4ième étage et la vue est imprenable sur le complexe et sur l’océan. C’est très beau et c’est différent d’un bungalow. Les deux ont leurs charmes. Le bungalow, c’est plus comme un petit chez-soi. C'est intime et plus tranquille aussi. Voilà. Pour l’an prochain, je mets $20.00 par semaine dans une enveloppe que j'ai décorée avec de belles images et photos des caraibes et mon chum quant à lui met $30.00. Ça devrait couvrir pas mal le coût de notre voyage. |